En plein mois de juillet, le Gouvernement a rendu public le cadrage du projet sur les retraites. Il prépare maintenant le projet de loi et veut organiser un nouveau « débat citoyen ». Pourtant, le projet n’a pas évolué depuis la réunion entre le SNABF Solidaires et le Haut Commissariat à la réforme en juin dernier et le fait que la majorité des syndicats de notre entreprise y est opposé. « Ça sera plus juste »
  • La justice pour le Gouvernement, c’est : moins de droits pour tout le monde car ce dont il s’agit, c’est travailler plus pour gagner moins.
  • Le départ à 62 ans serait encore possible certes, mais avec une décote de 10%, ce qui équivaut à 14.1% de moins que pour un départ à 64 ans (âge qui bien entendu pourrait augmenter chaque année). *Le but est donc d’inciter un départ du plus grand nombre de personnes après 62 ans.
  • L’idée est de calculer la retraite sur la totalité de la carrière, donc pas seulement sur les meilleures années et encore moins à partir des 6 derniers mois.
La pension de chaque génération dépendrait de son espérance de vie, le souci est qu’en moyenne un cadre vit 6 ans de plus qu’un ouvrier.
  • Les indépendants-es cotiseront bien moins que les salarié-es, mais pourront prétendre à un minimum de pension identique.
Les hauts salaires, les salarié-es des grandes entreprises du CAC 40… bref les plus aisés-es, bénéficieraient de nouveaux avantages fiscaux pour une retraite complémentaire par capitalisation.

C’est un comble puisque le régime des agents de la Banque de France est sur la sellette alors que justement il s’agit d’un système proche de la capitalisation.

En réalité, si le Gouvernement a renoncé pour le moment à augmenter tout de suite la durée de cotisation nécessaire pour partir à taux plein ou à reculer l’âge de départ, pour ne pas faire de vague en cette période de rentrée, il envisage sérieusement de le faire quoiqu’il arrive afin de limiter les dépenses. « Ça sera plus transparent »
  • Aujourd’hui la situation est loin d’être parfaite mais au moins chacun connait ses droits en fonction de sa date d’entrée dans le système, alors que demain …
  • Les droits fluctueront en fonction des valeurs d’achat et de liquidation des points, valeurs déterminées chaque année par le Gouvernement, un peu comme les tarifs du gaz...
  • Les droits diminueront en fonction de l’espérance de vie pour chaque génération, avec à la clé une décote plus moins grande .
  • L’indexation des droits acquis se fera sur les salaires moyens, avec l’abandon progressif de l’indexation sur l’inflation.
D’un système de prestations définies, nous passerons à un système à cotisations définies. Résultat : on sait ce que l’on paie en cotisant, mais pas ce que l’on gagnera à la retraite.