Depuis de nombreuses années nous interpellons la Banque sur le problème récurrent lié à la catégorie des Secrétaires Rédacteurs de 1ère : l’absence de gain indiciaire et la très grande difficulté à obtenir le grade terminal de SR de classe Exceptionnelle.

C'est pourquoi, nous sommes de nouveau intervenu vivement auprès du DGRH et de la personne ressource responsable des RPS. Le problème est connu et reconnu par le DGRH, mais jusqu’à ce jour rien n'a été fait pour le solutionner. De plus la Banque ayant supprimé les pré-commissions d'avancement, nous ne pouvons même plus discuter des quotas par catégorie et des cas particuliers.

Maintenant ça suffit ! TROP C’EST TROP !

La Banque a nommé comme personne ressource à la DGRH pour la gestion des fameuses "RPS"! CHICHE! Nous l'avons donc contacté officiellement ce vendredi pour le saisir de ce problème.



Il est plus que temps d’apporter une réponse en adéquation aux attentes du personnel…. à moins que la Banque là encore n’ait qu’un objectif : réduire la masse salariale et pousser un maximum d’agents vers la sortie (la retraite) à moindre coût.



Vouloir être attractif pour les nouvelles recrues : c’est bien Ouvrir la promotion interne à un maximum d’agents : c’est bien Reconnaître le travail fourni tout au long d’une carrière : c’est bien aussi.



Nous suivrons avec la plus grande attention le dossier et vous tiendrons informés de toutes les évolutions à venir.

Ci-dessous, lettre que nous avons adressé à la DGRH et la personne ressource le 8 mars 2013 :

Je suis confrontée très régulièrement, cette année comme les précédentes, dans le cadre de mon rôle d'écoute et de conseil lors des campagnes annuelles d'évaluation, au désarroi ( le mot est faible) de nombreux secrétaires rédacteurs de 1ère classe, proposables mais non proposés, qu'il s'agisse du siège ou du réseau.

Le problème est connu et a été fréquemment évoqué en CP ou ailleurs.

Néanmoins je le retrace brièvement :

Les agents secrétaires comptables qui ont eu, à un moment donné de leur carrière, la reconnaissance de leurs compétences (managériales et/ou techniques) en obtenant l'accès à la maîtrise (accès au grade de SR1), n'ont, pour la grande majorité d'entre eux, bénéficié d'aucun gain indiciairepour accompagner cette promotion. En effet, une grande majorité était déjà SC Cl exc à l'échelon terminal 609 et le sont restés, l'indice terminal SR1 étant également 609. Néanmoins, ils avaient l'espoir d'obtenir, quelques années plus tard l'échelon 680 de Secrétaire rédacteur de cl exc ce qui était pratiquement toujours le cas.

Or, depuis quelques années, un nombre de plus en plus important parmi les SR1 part en retraite SR1 indice 609 sans obtenir l'indice 680.

Il est fréquent dans le réseau, mais cela le devient aussi au siège, qu'un agent qui a été reconnu à un moment T car il occupait des fonctions d'agent de maîtrise, ne se retrouve plus, par le jeu des restructurations multiples en position de manager et part à la retraite sans accéder au grade de SR de cl exc. Il a donc exercé des fonctions pour lesquelles la Banque l'a reconnu, mais n'a eu que la reconnaissance psychologique et n'aura jamais le bénéfice indiciaire.

J'ai, en cette période d'évaluation, un nombre de plus en plus important d'agents dans cette situation, qui ne sont pas, (voire même plus) proposés à SR Cl exc., qui sont à quelques années de partir en retraite et sont très découragés et amers. J'ai eu des agents en larmes au téléphone après que leur hiérarchie leur ait dit que cette année encore ils ne seraient pas proposés, alors que leur évaluation est excellente. Ils ont le sentiment d'avoir été floués.

Cette situation est particulièrement injuste pour les raisons suivantes (dont certaines déjà citées ci-dessus) :

1- reconnaissance d'une fonction de maîtrise sans gain indiciaire immédiat. Monsieur Peyret a reconnu à plusieurs reprises que toute promotion doit s'accompagner d'un gain indiciaire.

2- disparition progressive pour un certain nombre de la possibilité d'accéder, avant la retraite à l'indice 680, sans que cela soit du à un engagement professionnel moindre de leur part, mais du fait des réorganisations de la Banque qui a modifié le contenu de leur poste.

3- atermoiements de la Banque, qui, au fil des ans, s'agissant de l'accès à SR cl. exc. a, tantôt privilégié l'expertise, tantôt les fonctions managériales, et tantôt les 2.

4- enfin, la population des SR1 bloqués à l'indice 609 ne s'accroîtra plus. En effet, l'accès à la maîtrise via la promotion interne, concerne majoritairement des agents plus jeunes qui passeront de SC2 ou SC1 à SR2 ou SR1 mais sans être déjà à l'indice terminal 609.

Cette problématique, qui me semble être unique dans le système compliqué qui régit les carrières à la banque, pourrait être traitée de 2 façons :

1- Création d'un indice intermédiaire entre le 609 et le 680 pour permettre le gain indiciaire lié à la promotion. Mais, évidemment, cela implique une rétroactivité.

2- Augmentation sensible des quotas pour l'accession à SR Cl. exc. avec examen des cas individuels par la DGRH afin que des agents ne partent pas en retraite à l'échelon 609 (ou sinon avec avis très motivé).

Je souhaiterais avoir votre sentiment et celui de la DGRH sur ce dossier, qui non seulement est générateur de RPS, mais génère aussi dans certains cas des comportements d'agents qui vont rester au delà de l'âge auquel ils envisageaient de partir en retraite, dans l'espoir d'obtenir enfin, avant de partir, ce fameux indice 680 !