Le transfert au privé du recyclage du billet constitue un désengagement lourd de conséquences

La Banque s’est fixée comme objectif une externalisation du tri du billet à hauteur de 50% maximum, heureusement nous en sommes encore loin à ce jour. Toutefois, le risque de perdre jusqu’à la moitié de notre activité fiduciaire est pourtant bien réel au regard des enjeux financiers…

S’il est vrai que l’externalisation du tri peinait à se développer jusque là, c’était principalement en raison du coût d’acquisition élevé des machines nécessaires pour assurer la fiabilité et la sécurité du traitement des billets, d’une part, et de la relative frilosité des banquiers pour s’engager de ce fait dans la voie du recyclage d’autre part. Mais il semble bien que la donne ait changé, l’offre de machines permettant d’automatiser le traitement du billet s’est développée de telle manière que le recyclage offrirait de nouvelles perspectives qui réactivent les convoitises…

En effet, il n’est plus question aujourd’hui de réaliser les investissements colossaux d’autrefois, seuls le contexte économique très contraint du moment et le coût de maintenance des machines afin qu’elles restent opérationnelles pour trier les billets de la gamme Euro2 (condition indispensable pour conserver l’agrément) retiennent encore certains décideurs ! Cependant, nul doute que ces coûts d’exploitation supplémentaires, liés au recyclage des billets par des opérateurs externes (principalement des transporteurs de fonds) ainsi agréés par convention pour traiter jusqu’à la moitié du tri du billet, seront répercutés aux banques -donneurs d’ordre- et donc aux usagers en frais bancaires induits.

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