Pour info, ci-après, Dépèche AFP du 10 décembre 2012 et, en pièce jointe un article paru dans le Monde d'aujourd'hui sur le surendettement.




Banque de France: Secafi pointe "l'absence de justification à la réorganisation" (syndicats)




Le cabinet d'expertise Secafi, mandaté par les élus du CCE de la Banque de France, a souligné lundi "l'absence de justification économique" au plan de réorganisation qui prévoit 2.500 suppressions de postes, a-t-on appris de sources syndicales.

Secafi a présenté aux organisations un premier rapport d'étape, lundi matin, et devait en faire de même devant l'institution dans l'après-midi, à la veille d'un CCE ordinaire et d'un appel à un arrêt de travail d'une heure lancé par l'intersyndicale.

"Ce rapport d'étape dit qu'à ce jour, la Banque de France n'a pas fourni aux experts la justification économique au plan de réorganisation", a résumé à l'AFP, Danielle Brunelle, secrétaire générale du Syndicat national autonome, majoritaire.

Sollicitée par l'AFP, la direction n'a pas commenté ce pré-rapport dans l'immédiat. "Les experts font état de l'absence complète d'informations ou de chiffrage, à ce jour concernant les économies attendues dans ce plan, malgré leurs demandes réitérées", a précisé Michel Felce, représentant du personnel au conseil général, le conseil d'administration de la Banque de France.

En décembre 2011, l'institution, qui emploie 14.000 personnes, avait annoncé son intention de supprimer 2.500 postes nets d'ici à 2020 (5.000 départs en retraite non renouvelés, et 2.500 embauches).

Les experts ont mis en évidence "les risques ou les faiblesses de cette réorganisation", notamment ceux qui ont trait à la séparation géographique des activités de front office (accueil clientèle) et back office (étude des dossiers)", selon M. Felce.

"Leur sentiment à ce jour, c'est que la Banque de France va tirer parti des départs massifs en retraite pour réduire ses effectifs et dans un deuxième temps, réorganiser son activité dans l'espoir d'en retirer des gains de productivité", ajoute-t-il.
A terme, "il y a des risques de perte de compétences, de moindre efficacité et de moindre qualité dans le service rendu, notamment dans le domaine des relations avec les entreprises ou dans le traitement du surendettement", conclut M. Felce.

"Secafi confirme qu'il n'y a aucune logique, ni opérationnelle, ni en terme de missions, dans la restructuration proposée par la Banque", a indiqué comme seul commentaire, Denis Durand, délégué CGT Banque de France.




La Banque et les syndicats discuteront de ce rapport d'étape vendredi au cours d'une commission mixte paritaire, avant la présentation officielle du document au gouverneur le 7 janvier.

Le rapport sera ensuite débattu en comité central d'entreprise extraordinaire les 21 et 22 janvier.