Première organisation syndicale à la Banque de France, le SNABF Solidaires est un syndicat combatif et de revendications.

Nous sommes un syndicat à votre écoute, à votre service dans vos revendications individuelles ou collectives, dans vos démarches pour votre carrière, pour votre avancement, pour votre pouvoir d’achat ...

Dans son rapport au politique, le SNABF Solidaires réaffirme son attachement à une totale indépendance de son action syndicale.

Le SNABF Solidaires défend tout le Personnel. Quel que soit votre grade, votre catégorie, votre contrat de travail, que vous soyez actif ou retraité, nous vous défendrons.

Le SNABF Solidaires combat toutes les formes de discrimination, de ségrégation et d'exclusion.

Au sein de l’Union Syndicale Solidaires (USS), nous conservons notre autonomie car nous refusons de subir la position centrale imposée d’en haut (les confédérations).

Le SNABF Solidaires en quelques chiffres

  • plus de 2 000 adhérents sur tout le territoire,
  • plus de 900 mandats, délégués du personnel, élus CE, CHSCT, représentants dans les commissions d’avancement, délégués syndicaux ...
  • nous gérons 18 Comités d'Établissements sur 28 qui déléguent au Comité Centrale d’Entreprise (CCE) les activités sociales et culturelles au niveau national, ainsi que 19 Comités d’Hygiène de Sécurité et des Conditions du Travail (CHSCT),
  • Avec plus de 30 % des voix aux élections sociales, le SNABF Solidaires est un acteur incontournable dans la négociation collective.

Faisons un peu d'histoire

LA CRÉATION, de 1903 à 1936

Le 31 décembre 1903, Jean JOLY, auxiliaire à la Recette de la Succursale de Toulouse, décidait de fonder un Syndicat des Auxiliaires de la Banque de France pour lutter contre l'arbitraire qui régnait dans celle-ci. La Banque de France dut reconnaître bientôt, implicitement, le Syndicat de Toulouse, et le Gouverneur Pallain accorda, le 4 octobre 1906, la première audience à ses représentants Ferran, Pech et Uzerches. En novembre 1910, parut le premier numéro du journal syndical "le Bicorne". Il paraîtra ensuite sous le nom de "la Tribune". Le Syndicat de Toulouse devient une organisation importante et écoutée. Il possède un réseau complet de délégués, groupe bientôt la quasi totalité des agents de recette, de service, de l'imprimerie et des ateliers. Le Syndicat de Toulouse était resté indépendant de toute attache confédérale mais, en 1936, à la faveur de l'essor du mouvement syndical, ses dirigeants révisent leur position. Un référendum est organisé parmi les adhérents. Le principe de l'adhésion à la C.G.T. est adopté. Il convient de rappeler que celle-ci était à cette époque unifiée et se réclamait de la Charte d'Amiens interdisant toute intrusion politique dans le syndicalisme.

L'ESSOR, de 1936 à 1940

Cette période de transformation sociale, favorise l'épanouissement du syndicalisme à la Banque de France. A Paris, les agents des bureaux se groupent à leur tour dans un syndicat, présidé par Marcel Berger, qui prend le nom de "Syndicat Professionnel du Personnel de la Banque". Les dirigeants des deux syndicats (Syndicat de Toulouse et Syndicat Professionnel) décident de convoquer un Congrès à Nice les 19, 20 et 21 novembre 1936. Le Syndicat National C.G.T. du Personnel de la Banque de France naît de ces assises. Un Conseil Syndical de 32 membres est élu qui désigne Durand-Saladin et Aumeunier comme secrétaires généraux. Le Syndicat affirme rapidement sa majorité dans les diverses élections. Il prend une part active à l'élaboration du texte qui devient la loi du 24 juillet 1936 modifiant les statuts organiques de la Banque de France. Cette loi prévoit la présence au Conseil Général d'un conseiller élu par l'ensemble du Personnel. Le premier Conseiller Général élu en 1936 est le candidat du Syndicat National : René Luche. Le Syndicat National est également à l'origine de la rédaction de tous les textes votés à cette époque en faveur du personnel, notamment le statut encore en vigueur actuellement.

LA PÉRIODE NOIRE, de 1940 à 1945

La guerre affaiblit le Syndicat. "La Tribune" paraîtra jusqu'en avril 1940 et ne reprendra sa parution qu'en décembre 1944.Sous l'occupation, les centrales syndicales sont interdites, les syndicats dissous. Cependant, le Syndicat National poursuit sa tâche dans des conditions difficiles.

LA RELANCE, de 1945 à 1947

La guerre et l'occupation ont laissé des vides dans les rangs syndicaux.Nombreux sont ceux qui ont payé de leur vie la libération du sol national : Baudou de Bordeaux, Vivat de Vic-le-Comte, Bonnet secrétaire général adjoint du Syndicat, pour ne citer que des responsables connus de tous.Le Syndicat National se reconstitue peu à peu et recrée ses sections. Il tient un Congrès à Paris les 11 et 12 juillet 1945.Le 12 décembre 1945, Durand-Saladin est élu, par l'ensemble du personnel, Conseiller Général.Le Syndicat National s'affirme une fois encore comme étant le premier syndicat de la Banque, le premier Comité Central d'Entreprise étant toutefois géré par une coalition intersyndicale.

L'AUTONOMIE, de 1948 à 1960

En décembre 1947, nouvelle division : la Confédération Générale du Travail "éclate"; de nombreux militants et dirigeants de la C.G.T. estiment que l'action de la Confédération est de plus en plus soumise à celle d'un parti politique, la quittent et fondent la C.G.T. "Force Ouvrière". D'autres, comme ceux de la puissante Fédération de l'Education Nationale, deviennent autonomes. Les dirigeants du Syndicat National pensent qu'ils ne peuvent engager, de leur propre initiative, l'avenir du Syndicat National et décident de consulter leurs adhérents.Ceux-ci, dans la proportion de 90%, mandatent le Conseil syndical pour adopter une position d'indépendance à l'égard de toute Confédération.Ce choix a maintenu le Syndicat National à une place prééminente à la Banque.

Nos Congrès successifs ont confirmé cette autonomie, mais sans en faire la condition essentielle de l'existence du Syndicat, souhaitant au contraire qu'un renouveau du syndicalisme permette la réunification du Monde du Travail dans une grande Confédération Ouvrière où le Syndicat National aurait sa place, compte tenu de son audience dans l'entreprise et de ses orientations qui se réfèrent aux Chartes d'Amiens et de Toulouse.

L'OUVERTURE , de 1960 à nos jours

Partisan de l'unité syndicale la plus large, gage d'une plus grande efficacité, le SNA a développé les échanges et les alliances, tant au plan interne qu'à l'extérieur de la Banque. L'action de ses représentants et élus a permis de construire une intersyndicale forte sur tous les grands dossiers. Elle a aussi permis la création du Comité des Banques Centrales Européennes qui réunit aujourd'hui les représentants des 65 000 agents des 15 Banques Nationales de l'Union économique. Enfin, après plusieurs tentatives de réunification sans succès, le SNA participe depuis 1984 aux travaux du Groupe des 10 devenu "Solidaires" pour bâtir une union syndicale qui ne soit pas une confédération de plus.

Le SNA et Solidaires

Le 10 décembre 1981, dix syndicats ou fédérations autonomes se réunissent pour la première fois. Le travail du groupe s’articule à partir de valeurs communes et autour de trois notions : l’efficacité, l’unité et l’indépendance syndicale.

Depuis 1981, des syndicats ont rejoint ce groupe, comme le SNA en 1982, d’autres en sont partis. Certains syndicats autonomes se sont regroupés avec la FEN (après son éclatement et la naissance de la FSU) au sein de l’UNSA, qui s’apparente à une nouvelle confédération. Dix-sept syndicats ont poursuivi leurs réflexions autour des valeurs de justice et de solidarité qui les rassemblent afin de créer une structure unitaire sur des bases nouvelles. Les statuts de l’Union syndicale du G10 « Solidaires » ont été déposés et adoptés lors du congrès constitutif des 14 et 15 janvier 1998 et modifiés lors du congrès des 21 et 22 novembre 2001.

L’Union Syndicale Solidaires (USS) regroupe aujourd’hui 46 organisations nationales, 100 000 adhérents et recueille 250 000 voix aux élections professionnelles.

Cette démarche interprofessionnelle originale s’accompagne d’un soutien actif aux associations de lutte contre les exclusions (chômeurs, sans logis, sans droits…).

Sur les mêmes bases, en 2002, le SNA a rejoint, en qualité de membre associé, la FDSU, première Fédération syndicale aux Finances, et y poursuivra son engagement en devenant membre à part entière.

La Charte des valeurs

Elle se réfère à la déclaration des droits de l’homme. Elle se rattache aux grands principes du syndicalisme français et s’inscrit historiquement dans la continuité de la Charte d’Amiens.

Liberté

Le SNABF Solidaires défend une société de liberté. Il rejette tout totalitarisme et s’oppose à toute forme d’exploitation et d’oppression. Refusant tout dogmatisme, il oeuvre dans le respect de la liberté de pensée et d’expression de chacun.

Egalité-justice

Le SNABF Solidaires lutte contre toute forme de discrimination, de ségrégation et d’exclusion. Il privilégie l’intérêt général et revendique une répartition équitable des richesses et des revenus. Il réclame le droit pour tous à l’emploi, à l’éducation, à la santé, au logement...

Démocratie

Le SNABF Solidaires affirme qu’un état de droit démocratique et laï que est indispensable au plein exercice du droit syndical. Le syndicat doit assurer le fonctionnement démocratique de ses structures afin que ses prises de décisions répondent le plus fidèlement possible aux aspirations, intérêt et revendications des salariés eux-mêmes.

Humanisme-tolérance-solidarité

Le SNABF Solidaires se réclame des valeurs de l’humanisme. Le respect de l’intégrité physique et mentale est fondamental. Il refuse le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie. Il participe à l’émancipation des hommes et des femmes pour qu’il puissent penser et agir sur leur environnement professionnel et social, et être acteur de leur vie. Le syndicalisme doit dépasser les frontières et faire émerger une unité forte pour favoriser l’avènement de la paix dans le monde par le dialogue entre les peuples dans le respect des différences. Il est solidaire du tiers et du quart-monde, et refuse l’enrichissement des nantis au détriment des plus pauvres.

Indépendance et laïcité

La démocratie est le meilleur garant de l’indépendance des organisations syndicales. À cet effet, le SNABF solidaires doit gérer ses moyens en toute autonomie. Il doit assurer la primauté du syndicat de base sur les structures fédérales et confédérales. Il affirme son indépendance vis-à-vis des doctrines et des pouvoirs économiques, politiques et confessionnels.

Unité et action

L’unité est un élément de l’efficacité syndicale, et par la même un moyen de combat. L’action du SNABF Solidaires dépasse le seul cadre de l’entreprise. Pour concrétiser les aspirations et satisfaire les revendications, le syndicalisme use des différents moyens dont il dispose : la discussion, la proposition, la critique, l’action revendicative dont la grève pour créer un rapport de forces. Sur cette base, la négociation permet alors de concrétiser les avancées obtenues.